Le poulailler

Ca fait des années que je veux des poules, c’est chose faite. Oui mais ça été toute une aventure, d’ailleurs ça l’est toujours.

D’abord le choix du poulailler, fait maison, en kit ou abris de jardin?

Le poulailler en kit a été rapidement écarté, certains me me tentaient mais le fait est qu’un poulailler en kit même entretenu ne dure en moyenne que 3 ans.

Le poulailler maison si tu dois acheter ton matériel et que tu veux une grande capacité revient très cher (dans les 500/700€)

J’ai opté pour un abris de jardin premier prix chez Castorama. 4m² environs, de quoi faire un poulailler suffisant pour 6 poules, voir plus.

J’ai fait le choix, un peu bête, de lasurer mais finalement je pense que j’aurais mieux fait de le traiter à l’huile de lin pour des questions de facilité d’entretien. Tant pis.

20150504_161501 Bon ben là ça été long et douloureux, j’ai même faillis devoir couper mon alliance et mes bagues de fiançailles tellement mes mains avaient enflées à force de peindre, mais j’y suis arrivée.

Après avoir monté le plancher dans le garage Yayi et moi avons terrassé (enfin il a creusé la première couche très dure) et avons placés des parpaings pour que le plancher ne soit pas à même le sol en cas de pluie et aussi pour l’aération. 20150517_113941 Comment dire, un parpaing c’est lourd, un parpaing que tu déplaces, replaces et re déplace c’est très très lourd.

Puis pose du plancher que nous avons d’abord porté à deux du garage jusqu’aux parpaings, soit une montée très longue et très montante. 20150517_115244 Ouais mais on l’a fait🙂

Puis nous avons montés les murs, la rigolade, à quatre, Yayi, moi et nos tendinites. 20150517_185904

Après quelques galères et des mesures faussées, parce que quand y’a écrit 6 je lis 9, nous avons enfin réussis à monter la charpente 20150522_081546 Yayi a posé les plaques de toit et le bitume tout seul! Oh l’est fort.

Nous avons lesté le sol avec des plaques bétonnées pour éviter que l’abri ne s’envole avec nos vents de fous et posé dessus (enfin Yayi toujours) du lino pour faciliter le nettoyage.

Yayi a ensuite fabriqué une structure pour poser les pondoirs et deux perchoirs échelles comprises. 11008469_10153293583350139_4549520695069109635_n que les poulettes ont déjà adopté 11377394_10153293583135139_1342696778361243708_n

Les poules sont arrivées samedi matin, enfin je suis allée les chercher et elles sont belles! 20150523_105603

Voici Aliénor (la rousse), Guenièvre (la Coucou de Renne), Néfertiti (la Harko), Queen Victoria (la Sussex) et Georgette (la cendrée).

La mauvaise nouvelle c’est que Georgette est malade depuis hier et qu’elle est présentement en train de se battre pour survivre juste à côté de moi au chaud dans mon bureau. On espère qu’elle va s’en sortir parce que c’est poulette vraiment sympa et câline.

Un petit coin de Paradis

Bouh que de temps passé loin de mon blog, mais il faut dire que j’ai enchaîné un déménagement, tout en travaillant et en entamant ma formation en vue du diplôme d’état d’AF.

Mais je dois dire que je n’en suis pas triste car j’ai pour environnement un vrai havre de paix et c’est grande joie de passer du temps dans mon jardin.

D’abord parce qu’un joli et cocaïnomane d’écureuil vient souvent me dire bonjour de bon matin pendant que je bois mon café dans mon bureau en regardant les infos du jour entre les rayons du soleil.

Ensuite parce que Ti Boy (que j’accueille) et moi avons vu passer deux canards au dessus de nos têtes .

Puis parce que les fleurs sortent à tour de rôle et que l’arbre de Judée nous fait honneur de ses jolies fleurs roses.

Parce que dans notre immense garage je peux poncer et peindre à loisir et que j’ai plein de projets comme refaire le lit de ma Pépette, restaurer notre vieux banc, repeindre des chaises moches de chez Ikéa pour qu’elles deviennent funky…

Parce que j’entends tous les jours un oiseau rigoler (que nous appelons le geai moqueur) et à chaque fois je ne peux pas m’empêcher de rire avec lui.

Parce que mes chats sont HEUREUX! Et le lapin de Yayi à nouveau en liberté même si il vient manger sur la terrasse.

Parce que j’ai des proprios plus que correct qui nous offrent du bois et viennent nous aider à vider l’eau du garage quand nous avons un dégât des eaux, nous prêtent des échelles et viennent même nettoyer nos gouttières sous des pluies diluviennes.

Parce que bientôt nous aurons un abris de jardin transformé et aménagé pour accueillir 4/5 voir 6 poules choisies par mes soins et qui nous feront de bons oeufs frais.

Parce que j’ai allumé mon premier feu dans ma cheminée et que j’y suis arrivée du premier coup.

Parce que ma maison elle est belle, y’a tout à refaire mais je m’en fou parce que j’y suis bien et que je ne voudrais l’échanger pour rien au monde.

Parce que chaque moment passé chez moi a un goût de vacances malgré les enfers que les nains que j’accueille peuvent me faire.

Parce que notre fantôme même si il est bruyant reste très sympathique.

Parce que cette maison je l’aime, parce que ce village je l’aime, parce que je ne me suis jamais sentie aussi bien quelque part.

Lucky me

20150323_134138                                                            20150323_134305                               20150323_134315                IMGP1948                                                                      IMGP1949                                          IMGP1954                                                                       IMGP1952

 

 

Trouver un bon Reader

Depuis quelques temps je lis pas mal de livres numériques. Même si j’ai une préférence pour le papier les livres sont parfois encombrants et ne permettent pas toujours de les emmener partout.

Ça été le cas pour Le Nom du Vent qui est le premier E-Book que j’ai lu, le pavé relié en cuir que m’avait prêté Lin n’était pas très confortable à lire hors de chez moi, j’ai donc repris la suite en version numérique sur mon Samsung Galaxy Note2. Très franchement c’était déjà pas mal sur ce format d’écran, mais un poil petit tout de même quand on a de longues heures à tuer pendant les divers rendez-vous des enfants.

J’ai donc investie dans une tablette, je la voulait en petit format pour pouvoir l’emporter dans mon sac à main. En magasin je suis rapidement tombée amoureuse de la Galaxy Tab S 8″ Samsung-Galaxy-Tab-S-8.4. L’image est sublime, l’écran a une fonction d’affichage adaptatif selon que tu traînes sur internet, que tu lis ou que tu regardes un film.

Samsung m’a laissé choisir un film offert dans sa bibliothèque et c’est vers Gravity que s’est porté mon choix puisque la qualité d’image, pour ce film là justement, est très importante. Et bien le rendu était superbe, malgré la petite taille de l’écran tu es vite plongé dans la beauté de l’image et le son est assez parfait avec les écouteurs fournis avec.

Rapidement j’ai testé la lecture avec Aldiko premium que j’avais déjà installé sur mon smartphone hi-256-14-403552e78845880e9ef546c25fd7d43c17a51714et c’est une très bonne appli. On peut choisir la taille de police, il y a un mode jour/nuit, on peut modifier la taille de la marge et avec la version Premium on peut surligner des passages et créer des notes. Le seul hic pour moi et mes yeux rapidement fatigués, c’est la page blanche. En effet le blanc est très blanc et avec un écran rétro éclairé mes yeux prennent mal.

Je suis passée à Play Livres Play-livres-import-ebooks une appli Google pré installée sur ma tablette grâce à laquelle tu peux importer tes livres directement depuis ton cloud Google, ce dont je me fiche car je me les envois par mail depuis mon pc et que j’ai de la marge de stockage car j’ai une carte micro SD de 128Gb que Yayi m’a offert pour Noël. Là il y a un effet Sépia dont les pages légèrement jaunies me conviennent mieux, un joli petit effet 3D qui donne un visuel de pages tournées comme sur un vrai livre, un lecteur audio bref tout plein de choses. Mais, parce qu’il y en a un et de taille, il manque souvent des pages. J’ai fait une recherche et c’est récurrent pour cette application, du coup me voilà obligée de basculer sur Aldiko pour lire les pages manquantes. Pas très pratique.

J’ai donc téléchargé plein d’autres applis que j’ai viré dans les minutes suivantes jusqu’à tomber sur la bonne. UB Reader unnamed

Beaucoup moins perfectionnée que Play Livres elle offre tout de même les mode jour/nuit et Sépia, la taille de la police peut être modifiée, le réglage de la luminosité, l’effet PageCurl qui n’est autre que l’effet 3D de Play Livres, les notes et surlignages. La bibliothèque est assez commune aux autres, c’est un peu le foutoir puisque tu ne peux pas classer tes livres par auteurs ou par suites mais en général je sais à peu près quel livre vient en suivant. J’espère que ça sera amélioré dans le temps. Au final c’est une appli basique avec le strict nécessaire (selon mes besoins) et qui ne me fait pas de farces du genre « ah ah ah je t’ai volé 7 pages, nananère », elle tient la route et j’en suis très contente.

Aramisauto.com

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Depuis le mois de juillet notre voiture familiale allait mal, problème de boite de vitesse sur l’autoroute, électronique en rade, pour mettre un clignotant il faut allumer les phares et nous voilà réduits à rouler à 5 en C3. Pour partir en vacance ça n’était pas simple.

Puis tous les matins c’était la galère pour aller à l’école, 3 sièges auto dans une petite C3 et les enfants son rapidement à l’étroit, ajoute à ça que 2 sur 3 ne savent pas s’attacher et te voilà tous les matins en train de décoller un siège de l’autre avec un enfant de 17kg dessus pour attacher sa ceinture…une vraie galère!

Je me suis penchée sur les véhicules familiaux au mois de janvier, ma banque proposant des crédits auto à 2.9% et un garagiste proposant d’acheter le vieux Picasso (snif je l’aimais) de Yayi.

Rapidement le 7 places fût une obligation, Yayi veut passer son agrément d’assistant familial et nous sommes déjà 5 à la maison, ajoutes à ça que je ne compte pas acheter une voiture tous les deux ans, voilà tu vois notre problème.

Depuis plusieurs années déjà je lorgnais les Dacia parce que d’une ce sont des voitures peu chères et de deux elles ont moins d’électronique que les modèles proposés par les autres marques. Moins d’électronique dit moins de soucis, donc moins de réparations chères.

Dans un premier temps je me suis tournée vers un modèle Lodgy GPL et essence imaginant bêtement que c’était plus économique, mais après deux concessionnaires visités, une dame m’a fait un rapide calcul de ma consommation en fonction de mes habitudes de conduite. Nous étions à 2400€ de carburant en GPL/essence contre 1400€, par an, en diesel.

Pour un modèle Silver Line sans peinture métallisée, sans roue de secours nous étions à 16150€ en ajoutant quelques options, chez Dacia, la commande effectuée début février devait arriver mi avril.  Dacia voulant m’obliger à graver mes vitres pour la modique somme de 380€ pour l’un des concessionnaires et 190€ pour l’autre.

Je me suis bien renseignée sur la bête qui est très appréciée sur les forums, c’est même l’un des meilleurs rapport qualité/prix du marché et elle est très fiable.

Après un tour sur Leboncoin je suis tombée sur une annonce Aramisauto et je suis allée faire un tour sur leur http://www.aramisauto.com/.

Au bout de quelques minutes de recherche je suis tombée sur un modèle Black Line 7 places avec peinture métallisée pour 15738€ frais de formalités inclus et assurance dépannage Aramis inclus pour un an.

Je me suis rendue directement à l’agence de Muret, l’achat de voiture sur internet ne me plaît pas, mais si ça te tente tu peux tout faire en ligne. J’y ai rencontré Sarah qui m’a confirmé le prix alors que la Lodgy Black Line 7 places avec peinture métallisée et roue de secours est à 17400€ chez Dacia hors gravage des vitres obligatoire chez Dacia. Ça fait quand même une différence de 1662€. Le gravage des vitres chez Aramis est à 98€ mais mon assurance ne m’oblige pas à le faire.

Pour commander la voiture on m’a demandé une avance de 10% du prix du véhicule, soit sans les 248€ de frais de formalité 1548€. Puis on m’a annoncé une arrivée du véhicule entre le 18 mars et le 28 mars sachant qu’elle n’était pas encore fabriquée. Les frais de livraison de 148€ m’ont été offerts.

Ma voiture est finalement arrivée le 12 mars en agence, l’immatriculation provisoire est arrivée le lendemain et je l’ai récupérée le 14 mars soit 4 jours avant la date prévue. C’est quand même pas mal.

Alors oui il y a des choses en moins sur ma voiture que sur le modèle à commander chez Dacia directement, le volant de la mienne n’est pas en cuir et j’ai des jantes de base avec des enjoliveurs au lieu d’avoir des jantes alu. Bon mais 1662€ de moins pour moi ça vaut bien des jantes alu en moins, le volant en cuir étant pour moi (végétarienne modérée) quelque chose de vraiment inutile.

Je dois dire que je suis assez contente du service Aramis et des délais de livraison, une dame à pris le temps de connecter mon téléphone à la voiture, de m’expliquer les fonctions que je ne connaissait pas et de me faire faire le tour du véhicule avant de me faire payer.

J’avoue avoir eu franchement peur de m’adresser à un mandataire automobile et que le fait de devoir avancer de l’argent alors que le véhicule n’est pas fabriqué m’a pas mal inquiété, j’avoue que je n’aurais pas commandé sur internet mais je suis très contente d’avoir acheté chez eux et d’avoir gagné plus de 1600€ sur le prix du véhicule.

Et voici la bête en bonus 1507117_10153169872601489_4522750360073946898_n Ohhh l’est beeeeellllleeeeee!

Vikings

Vikings_logo

L’an dernier nous avions regardé le premier épisode de la série Vikings, mais comme il y avait à nôtre disposition tout un tas de séries fantastiques nous l’avions laissé de côté.

Mais là à cours de choses à regarder j’ai décidée de nous replonger dedans et finalement c’est bien sympa.

L’histoire de la série se base (de loin) sur celle d’un guerrier célèbre dans la culture Viking, Ragnar Lothbrokle-premier-trailer-de-la-saison-2-de-vikings, nous sommes 793 en Suède (mais là en réalité on ne sait pas trop d’où il venait, Suède, Danemark…) et Ragnar, simple fermier le reste de l’année, participe aux raids d’été (les Vikings n’avaient que deux saison, l’été et l’hiver). Mais il ne veut plus se contenter des mêmes destinations, il veut aller à l’ouest contre l’avis du Jarl Haraldson    8152_602409196437783_1638653605_n  (Gabriel Byrne) le chef de clan.

Il se fait faire un navire par FlokiFotoGaleri_Vikings(qui a un petit côté Jacob Fournel) le charpentier fou et son ami envers et contre tout, recrute quelques guerriers dont Rollo Lothbrok son frère et partent en Angleterre piller un monastère. Il ramèneront des trésors ainsi que des moines destinés à l’esclavage dont Athelstan un jeune moine qu’il garde chez lui et de qui il apprend beaucoup sur les anglo-saxons. Athelstan va aussi apprécier cette société Viking dont il fini par vouloir faire partie.

Certes cette série Irlando-Canadienne comporte beaucoup d’erreurs historiques mais je dois avouer qu’elle est quand même bien ficelée, les effets spéciaux sont bien fait. Les scènes de batailles sont sanguinolentes comme on aime, mais il ne faut par regarder l’arrière plan où des figurants répètent inlassablement les mêmes gestes. Les femmes aussi prennent part aux massacres, notamment Lagertha1682485-inline-1280-blood-and-buzzcuts-vikings-invade-game-of-thrones-turf guerrière au bouclier et épouse de Ragnar. Souvent tu te prends à faire « ohhh dégueux » en la regardant mais il est amusant de voir Ragnar, avec son air narquois de petit garçon qui en prépare une, arriver à ses fins grâce à des alliances ou des mésalliances qui aboutissent parfois à plus de sang encore. J’ai vu les deux premières saisons et j’avoue ne pas avoir pu regarder une scène, celle de l’aigle de sang, mais les « oh non, bah c’est horrible » de Yayi m’ont suffit.

Une série bien sympa qui se laisse regarder.

Lectures de février

Ce mois ci je me suis vraiment éparpillée dans mes lectures. Un peu d’histoire,  un peu de rire, un peu d’émotion et de la gourmandise🙂

Gisors et l’énigme des Templiers de Jean Markale

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Dans les années 40 le gardien du château de Gisors, en Normandie, annonce au conseil municipal qu’il a fait une merveilleuse découverte.  En effet Lhomoy dit avoir creusé sous le château pendant des années pour enfin découvrir la chapelle souterraine de Ste Catherine dont  personne ne croit en l’existence.  On demande à Lhomoy de prouver ses dires,  mais l’entrée du souterrain est introuvable,  il se serait refermé. Lhomoy est pris pour un fou mais va passer sa vie à chercher des mécènes et continuer ses recherches pour trouver le trésor des Templiers et de la Chapelle Ste Catherine.
Jean Markale est remonté jusqu’au début de cette forteresse tant convoité par les Français que par les Anglais et qui a vu à sa tête, pendant quelques mois, L’ordre du Temple. Quelques mois c’est bien peu et pourquoi les Templiers auraient-ils caché leur trésor dans un lieu où ils ne devaient séjourner que brièvement?

Pourtant il y a bien quelque chose sous ce château puisque pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale des souterrains ont été mis à nue mais rapidement rebouchés par les Allemands!

Que sont devenues les statues découvertes par Lhomoy et où se trouve la Chapelle Ste Catherine et que sont devenues les cryptes?
Ce qu’on apprend avant tout dans cet ouvrage c’est qu’on ne sait pas grand chose de ses hommes qui, au nom de Dieux, devaient protéger les routes de pèlerinage. Mais Gisors reste quand même un joli mystère à l’image de Rennes-Le-Château et on aimerait que des fouilles d’envergure finissent par s’y faire.

Les vacances de Mr Lynch de Catherine O’Flynn

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Synopsis:

Dermot Lynch, chauffeur de bus à la retraite de son état et veuf depuis peu, décide de quitter sa ville de Birmingham pour rendre visite à son fils Eamonn et à sa petite amie Laura, installés à Lomaverde. Lomaverde, ce devait être le nouvel eldorado espagnol pour les Anglais qui rêvent d’une place au soleil. Mais la crise financière est passée par là, et Dermot débarque dans une ville fantôme que les chats errants disputent à une poignée de résidents un peu perdus. Ambiance piscine vide et journées interminables sous un soleil de plomb. Eamonn, de son côté, n’a jamais ouvert la lettre dans laquelle son père annonçait sa venue. Il passe le plus clair de son temps au lit, ne fait rien de ses dix doigts et ne veut pas admettre que Laura l’a bel et bien quitté.
Tandis que le père et le fils ne savent pas trop comment s’appréhender, la petite communauté anglaise de Lomaverde accueille Dermot à bras ouverts. Enfin quelqu’un pour animer leurs pseudo-safaris, leurs spéculations paranoïaques, leurs sempiternels barbecues et leurs chamailleries sans fin.

J’ai beaucoup appréciée ce livre qui traite avec humour des sujets comme le deuil, l’amour ou les relations parents /enfants. Ce vieil Irlandais de Mr Lynch fait le voyage de sa vie, lui qui n’est jamais allé plus loin que l’Angleterre. Tout en douceur il va renouer avec son fils et apprendre à le connaître, l’inverse est aussi vrai car les deux hommes ne se sont jamais compris. Avec ses manières d’ouvrier Mr Lynch va finalement mettre du baume au cœur de Lomaverde et Lomaverde va le lui rendre.

« Dermot était assis sur le futon, apparemment plongé dans l’un de ses livres de bibliothèque. Comme chez beaucoup d’autodidactes, le domaine des connaissances de Dermot était excentrique. Eamonn avait depuis longtemps cessé de s’étonner des choses que son père savait ou auxquelles il s’intéressait : l’héraldique serbe, l’élevage des moutons, les films de Barbra Streisand. Sa science, quoique étendue, restait superficielle, n’allait pas plus profond qu’un livre ou un documentaire. Il éprouvait un grand respect pour ses sources, acceptant comme parole d’évangile presque tout ce qu’il lisait, considérant les propos des auteurs comme définitifs. Eamonn trouvait souvent exaspérante son habitude de citer comme incontestables les opinions tordues de commentateurs oubliés depuis longtemps. »

2000 ans d’histoire gourmande de Patrice Gélinet

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L’histoire de la gastronomie recèle de belles aventures humaines. Pour satisfaire leur appétit et parfois, plus prosaïquement, afin de s’enrichir, les hommes se sont lancés sur la route des épices et à la poursuite du sel, véritable  » or blanc  » dès l’Antiquité. Du Mexique, ils ont rapporté la petite fève amère qui allait donner le chocolat, et des hauts plateaux des Andes, la pomme de terre qui sauverait tant d’hommes de la famine. Ils ont aussi affronté le désert brûlant du Yémen à la recherche du café, et cueilli en Chine les précieuses feuilles de thé permettant de fabriquer la boisson qui rafraîchit et tient en éveil. Gastronomes comme Brillat-Savarin ou Vatel, le flamboyant maître d’hôtel à la fin tragique, philanthropes comme Parmentier ou savants comme Dom Pérignon, ils auront élevé la gourmandise non pas au rang de péché, mais à celui d’art : art des saveurs, des parfums et de tous les excès. C’est à un voyage gourmand clans l’histoire, à travers quelques-unes de ses plus belles heures, que nous convie ici Patrice Gélinet.

Des épices au café, de la table à la cuisine, du rôle prétendument médical des aliments à celui de gourmandises, du faste des soirées organisées par Vatel au premier Restaurant, des poires de La Quintinie au pommes de terres de Parmentier. Gélinet nous emmène faire un tour du monde des découvertes gourmandes que nous avons faites et des manières de la table. Un vrai plaisir à lire quand on est une gourmande comme moi.

« Les recettes parmi les plus anciennes que l’on connaisse à base d’épices sont rédigées en écriture cunéiforme sur des tablettes d’argile akkadiennes datant de 1700 av. J.-C. »

« Force est d’admettre que l’art culinaire fait tout simplement partie de la vie, comme la gourmandise – ce péché capital dit-on – est aussi l’un des plus nécessaires. »

« La gastronomie donne parfois – et à juste titre – le sentiment d’être une citadelle assiégée. Et pourtant ! Ne pourrait-on prendre pour règle d’or de toute forme de restauration le principe énoncé par le célèbre Curnonsky dans les années 1930 :  » La cuisine, c’est quand les choses ont le goût de ce quelles sont. »

Kaamelott Livre 1 deuxième partie de Alexandre Astier

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Bon ben dans la même trame que la première partie, gros bidonnage et pipi culotte tellement c’est drôle. En route pour la suite.

« GUETHENOC a apporté quelques échantillons de pain à ARTHUR et LÉODAGAN . KARADOC est présent, il tient à la main son couteau personnel.

GUETHENOC — Là, vous avez du froment, de l’orge, du son… Des mélanges uniques au monde, Sire ! Il y a même un pain à la farine de châtaignes – c’est pas compliqué – il y a pas mieux.

ARTHUR — Très bien. Est-ce que vous connaissez le Seigneur Karadoc ?

GUETHENOC — Bien sûr qu’on se connaît. C ’est le seul bourgeois de la cour qui m’achète le pâté à la livre ! Je sais pas si vous vous rendez compte, Sire… à la livre ! Si tout le monde faisait comme ça, il y aurait plus de paysans malheureux.

ARTHUR — Ouais. Alors, on l’a convoqué parce que bon… autant, point de vue Chevalerie, faits d’armes, stratégie militaire… c’est pas vraiment une flèche…

LÉODAGAN — Pas exactement, non.

ARTHUR (à Karadoc) — Je suis désolé, on peut le dire, ça !

KARADOC (indifférent) — J’ai rien dit !

ARTHUR — Bon. Mais autant, sur tout ce qui touche la bouffe…

LÉODAGAN — Un kador. Là, je suis obligé de reconnaître… Le Prince de la fourchette. Enfin, à part qu’il bouffe avec les doigts… »

Ma réplique préférée dans tout Kaamelott:

« LÉODAGAN — Vous êtes marié comme moi ; vous savez que la monstruosité peut prendre des formes très diverses. »

La Box Istick

Pour Noël j’ai trouvé une nouvelle vapote sous le sapin.

Yayi en avait marre de voir et d’entendre mes batteries tomber sur la table au moindre tremblement, il s’est donc tourné vers une batterie carrée qui tient bien en place quand on la pose.

L’istick, c’est son nom, est un petit boîtier rectangulaire doté d’une batterie au lithium qui lui permet d’avoir une très bonne autonomie, pour ma part en tant que grande vapoteuse je tiens facilement toute la journée avec une seule charge. La vape reste de très bonne qualité même quand la batterie est sur la fin. 20150203_204005

Ce Mod, très facile d’utilisation, convient à tout le monde sans avoir les contraintes chargement d’accus (et ce que ça coûte financièrement en matériel), des montages compliqués ou encore d’une taille rocambolesque voir carrément ridicule. Je trouve absurde d’avoir un Mod de la taille d’un baobab, c’est encombrant, lourd et trop voyant. 20150203_204115

L’écran Oled te permet de voir ton niveau de batterie mais aussi le voltage qui va de 3 à 5.5 volts et les watts qui vont de 2 à 20 watts ainsi la puissance de ta résistance qui peut varier en fonction de son usure. Pour ce que ça vaut et si ça t’intéresse, tu peux également connaître le temps d’inspiration de chaque bouffée. Je trouve que ça relève plus du gadget mais ça doit sans doute amuser quelqu’un.

20150203_204313 3 pressions te servent à passer des volts aux watts et tu règles la puissance avec les petites flèches. Jusque là rien de compliqué. 5 pressions pour allumer ou éteindre le Mod. Grosso modo ça se résume à ça niveau difficulté.

Niveau vape il produit une vapeur plus ou moins chaude, je dirais de tiède à très chaude, et abondante. Le goût est très agréable et je me suis mise à ajouter un peu de caramel  dans mon produit qui rend super bien, mais pour ma part quand je reste en dessous de 3.6 volts, après c’est un peu trop. Ça reste une affaire de goût.

La charge c’est le top, contrairement aux à mes habituelles batteries vissables que je devais laisser charger de longues heures, l’Istick se charge par micro USB et tu peux même vapoter en la chargeant. C’est assez confortable quand je suis sur mon ordinateur. 20150203_204350

Je l’utilise avec mon habituel clearo Evod qui tient bien en place grâce à un adaptateur fourni avec 20150203_204230 mais j’ai testé un Evod 2 et des résistances plus puissantes mais trop gourmandes et finalement trop puissantes pour moi, en plus il fuyait. Je suis revenu à mon bon vieux Evod de base et ça tombe bien car Yayi m’en avait mis tout un tas en accompagnement de l’Istick.

Le bilan de ce Mod est plus que positif, la vape est très agréable, il a un bon rendu saveur, il tient bien la charge, se transporte facilement dans ma poche ou dans mon sac et ne fuit pas.

Si il a un seul petit bémol, c’est qu’il est gourmand en liquide mais en contrepartie les résistances s’abîment moins vite. L’un dans l’autre on s’y retrouve.

Pour finir son prix est tout a fait abordable puisqu’il fait moins de 40€ sans le câble micro USB mais ça je m’en fiche j’en ai plein. C’est un vrai bijou très compétitif puisque pour un kit Mod tu vas payer dans les 90€ avec tous les soucis d’accus…

J’en suis ravie🙂

 

Lectures de janvier

Lin disait dans ses voeux pour 2015 de commencer l’année en lisant quelques pages. J’ai écouté son conseil et me suis plongée dès le 1er janvier dans de la lecture.
Mon tout premier livre de l’année est:

Kaamelott livre I première partie de Alexandre Astier

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Pas besoin de te raconter l’histoire car à moins que tu vives dans une caverne sans télévision ni électricité tu connais un peu la série.  Si comme moi tu es fan ben tu as probablement regardé chaque saison au moins une fois par an depuis le début de la diffusion. Astier c’est le génie qui en un épisode de quelques minutes te plante un décor,  te raconte une histoire poilante, le tout avec un immense talent et une connaissance des plus solides. Non parce que c’est pas Bozzo le mec, y tâte et il est doué.
Le livre est en fait un recueil de scripts destinés aux acteurs et Astier nous les livres tel qu’il les a écrits c’est pourquoi tu pourras remarquer que les textes ont été parfois modifiés en regardant la série.
Ce qui est marquant c’est que tu retrouves dès les premières lignes, le ton et l’univers de la série et tu as beau la connaître par cœur tu te bidonne quand même.
Non vraiment si tu veux t’en payer une bonne tranche,  lis le!

Quelques extraits:

LÉODAGAN (à Arthur) — C’est vrai que c’est curieux, cette manie de pas vouloir torturer. Ça vient de quoi, ça ?
ARTHUR — Ça vient que chez moi, il y a pas de torture, voilà.
BOHORT — Et c’est très bien comme ça.
GALESSIN — Ah oui, c’est très bien ! C’est moderne !
CALOGRENANT — En attendant, le complice cavale toujours !
LÉODAGAN (à Arthur) — La torture, c’est pas ce que vous croyez ! Quand c’est fait par un pro, il y a pas une goutte de sang.
CALOGRENANT — Le simple fait de déballer les outils, le gars, il craque !
ARTHUR — Et s’il craque pas ?
LÉODAGAN — Ah bah là, C ’est la boucherie…

ARTHUR en tenue d’apparat adoube un jeune Chevalier. Derrière ARTHUR , LANCELOT et PERCEVAL sont restés près du Trône.
PERCEVAL — C’est quand même beau… Comment vous dites que ça s’appelle,déjà?
LANCELOT (agacé) — L’adoubement.
PERCEVAL — Encore un nom à coucher dehors…
LANCELOT — Comment voulez-vous que ça s’appelle?
PERCEVAL — Ils auraient pu se creuser la tronche pour trouver un autre nom… Je sais pas Chevaliérisation?
LANCELOT lui jette un regard désolé.
PERCEVAL — Quoi ? C’est déjà pris ?

ARTHUR , LÉODAGAN , LANCELOT et KAY surplombent les combats.
ARTHUR — Mais qu’ils sont mous aujourd’hui ! C’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’ils ont bouffé?
LANCELOT — C’était pourtant frugal, Sire. Des galettes de maïs avec un morceau de viande séchée…
ARTHUR — Frugal, vous vous foutez de moi ? Regardez-moi ça, ils se traînent!
LÉODAGAN — Ce que vous ne savez pas, c’est qu’à force de faire frugal et de crever de faim, dès qu’ils tombent sur des mûres ou des fraises des bois, ils s’en font sauter le bide. Alors après, évidemment, ils sont ballonnés.
ARTHUR — Non mais il faut faire quelque chose, là !
LANCELOT — C’est sûr que s’ils se mettent pas un coup de fouet…
LÉODAGAN — Moi, je vois pas de quoi se faire du souci.
ARTHUR — Vous pensez qu’on peut encore gagner?
LÉODAGAN — Ah non, tout de suite ! Mais je veux dire, je vois pas de quoi se faire plus de souci que d’habitude… On va s’en prendre une, c’est tout.
ARTHUR — Vous me dites qu’ils sont ballonnés parce qu’ils ont bouffé des fraises!
LÉODAGAN — Aujourd’hui c’est les fraises et demain ce sera autre chose ! Ballonnés ou pas, ils sont zéro de tout façon ! C’est pas la peine de s’en prendre aux fraises !

L’océan au bout du chemin de Neil Gaiman

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De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les événements survenus l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L’obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan?

C’est bien plus la façon de décrire l’histoire que l’histoire elle même qui m’a plu dans ce livre. En effet les moments vécus par le personnage principal sont extrêmement touchant et on croirait vivre les choses avec lui. Des sentiments d’enfants, la douceur du miel, des peurs irrationnelles, des lieux tout est joliment décrit par un homme qui se rappelle de cette année fantastique qu’il a vécu. C’est un roman qui n’est ni totalement un livre jeunesse ni totalement un livre pour adulte,  je dirais que c’est un livre pour adulte ayant gardé une âme d’enfant.  J’avais déjà eu ce sentiment avec Stardust. A lire sans trop en attendre.

« J’étais un enfant normal. C’est-à-dire que j’étais égoïste, que je n’étais pas entièrement convaincu de l’existence de ce qui n’était pas moi, et que j’étais certain, avec une conviction inébranlable, ferme comme le roc, que j’étais l’élément le plus important de la création. Rien n’avait pour moi plus d’importance que moi. »

« Enfant, je n’étais pas heureux, bien que, de temps en temps, j’aie été satisfait. Je vivais dans les livres plus que n’importe où ailleurs. Nous avions une grande maison avec de nombreuses pièces, une bonne chose quand on l’avait achetée et que mon père avait de l’argent, pas si bonne par la suite. Un après-midi, mes parents m’ont fait venir dans leur chambre avec beaucoup de gravité. J’ai cru avoir commis une bêtise et être là pour qu’on me gronde, mais non : ils m’ont juste annoncé qu’ils n’étaient plus financièrement à l’aise, que nous allions tous devoir faire des sacrifices et que moi, ce que je devrais sacrifier, c’était ma chambre, la petite pièce en haut de l’escalier. J’en ai eu de la peine : ma chambre disposait d’un tout petit lavabo jaune qu’ils avaient fait installer rien que pour moi, juste à ma taille ; la chambre se situait au-dessus de la cuisine, et au sommet immédiat de l’escalier en sortant du salon de télévision, si bien que, le soir, j’entendais la rumeur apaisante de la conversation des adultes monter du rez-de-chaussée par ma porte entrouverte, et que je ne me sentais pas seul. De plus, dans ma chambre, personne ne voyait d’objection à ce que je garde la porte du couloir entrebâillée, afin de laisser entrer assez de lumière pour ne pas avoir peur du noir et, tout aussi important, de me permettre de lire en cachette, après l’heure du coucher, employant la faible lumière du couloir pour lire, s’il y avait besoin. Il y avait toujours besoin. »

« La main de Lettie Hempstock dans la mienne me rendait plus brave. Mais Lettie n’était qu’une fillette, même si elle était grande, même si elle avait onze ans, même si elle avait onze ans depuis très longtemps. Ursula Monkton était une adulte. Peu importait, à ce moment-là, qu’elle soit tous les monstres, toutes les sorcières, tous les cauchemars incarnés. C’était aussi une adulte, et quand des adultes affrontent des enfants, ce sont toujours les adultes qui gagnent. »

Hippocrate aux enfers de Michel Cymes

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«C’était là. C’est là que tant de cobayes humains ont subi les sévices de ceux qui étaient appelés « docteurs », des docteurs que mes deux grands-pères, disparus dans ce sinistre camp, ont peut-être croisés. Je suis à Auschwitz-Birkenau. Il s’agit d’un voyage de mémoire, un pèlerinage personnel que j’ai maintes fois repoussé. Là, devant ce bâtiment, mon coeur de médecin ne comprend pas. Comment peut-on vouloir épouser un métier dont le but ultime est de sauver des vies et donner la mort aussi cruellement ? Ils n’étaient pas tous fous, ces médecins de l’horreur, et pas tous incompétents. Et les résultats de ces expériences qui ont été débattus, discutés par des experts lors du procès de Nuremberg ? Ont-ils servi ? Ont-ils été utilisés par les alliés après la guerre ? Que sont devenus les médecins qui ont été « exfiltrés » ? Quand la nécessité est devenue trop pressante, quand j’ai entendu trop de voix dire, de plus en plus fort, que ces expériences avaient peut-être permis des avancées scientifiques, j’ai ressorti toute ma documentation et je me suis mis à écrire.»

Michel Cymes est sans doute le médecin le plus connu de paf, gueulard invétéré à la télé et grand amateur de blagues  c’est aujourd’hui dans un livre qui relate les expériences les plus folles du 3ème Reich que Cymes nous plonge. Comment les médecins et chercheurs à la solde d’Himmler, qui leur disait « essayez toujours, il en sortira peut-être quelque chose » avaient pu prêter le serment d’Hippocrate et en même temps mener des expériences toutes plus horribles les une que les autres sur des êtres humains et sans consentement? Hitler en bon végétarien avait décrété qu’il était formellement interdit de mener des expériences sur les animaux, c’est donc vers ceux qui « ne servent à rien » que les scientifiques vont se tourner. Juifs et Gitans en tête, ceux qui sont enfermés dans les camps de concentration travailleront et s’il n’en sont plus capable ils seront exterminés en masse ou serviront à faire avancer la science.

Ce livre ne relate qu’une partie des expériences et des méthodes d’extermination, mais très franchement je n’en connaissait pas la moitié. Bains de glace, caisson à haute altitude, fractures et infections, thypus, stérilisation…tout y passe. On en ouvre un sans anesthésie pour voir combien de temps il tient sans ses intestins, on en tue un autre en lui injectant de l’essence, on dissèque, on étudie. Et le procès de Nuremberg dans tout ça? Un procès mascarade qui n’a finalement puni qu’une minorité de gens à de bien faibles peines, beaucoup on terminé leur jours en pratiquant la médecine pour les « Alliés » et on même été récompensés.

Un livre à lire avec le cœur accroché.

Karl Kaufmann: « à cette époque il y avait beaucoup de transports qui arrivaient à Mauthausen, parmi lesquels beaucoup de Juifs et d’autres nationalités. Le docteur Heim était le médecin du camp le principal travail qu’il y accomplissait consistait,  trois ou quatre fois dans la semaine, a faire venir dans l’ambulance, 26 à 30 Invalides pour le travail et aller tuer avec des injections d’essence dans la veine ou dans le coeur ».

« Dans la salle de travail à côté de la salle de dissection attendaient en pleurant 14 jumeaux gitans gardés par des SS. Le docteur Mengele, sans dire un mot, préparera une seringue de 10 cc et une autre de 5 cc. D’une boîte il tira de l’évipan d’une autre, du chloroforme dans des récipients en verre de 2 cc, et les posa sur la table d’opération.
Après quoi le premier jumeau fut introduit… Une fillette de 14 ans. Le docteur Mengele m’ordonna de déshabiller la fillette et de la mettre sur la table de dissection. Il lui injecta alors de l’évipan dans le bras droit par intraveineuse. Quand la fillette ce fut endormie, chercha le ventricule gauche du cœur et y injecta 10 cc de chloroforme. La fillette eut une légère contraction il mourut, sur quoi Mengele l’envoya à la morgue. Les 14 jumeaux furent tous tués de la même façon pendant la nuit ».

« Bien sûr que oui! J’ai connu le docteur Mengele vers 1960, quand il commençait à travailler pour Alban Krug. J’ai eu le plaisir d’être son voisin pendant des années. Il se faisait appeler docteur Fischer; c’était un monsieur très distingué, toujours bien habillé, de noble d’allure. Quand individu ou un animal tombaient malades, il se précipitait pour les soigner ».

« Sur 10 millions de juifs en Europe, il y a au moins 2 à 3 millions d’hommes et de femmes capables de travailler(…) Ceci ne peut cependant être réalisé que s’ils sont en même temps rendu incapables  de procréer ».

« (…)Je prie Dieu pour que vous croyiez ce que je vous ai dit à propos de Buchenwald. J’ai décrit ce que j’ai vu et entendu, et cela ne présente qu’une infime partie de tout ce que j’y ai vu. Pour beaucoup de choses, il n’existe pas de mots adéquats.
Si je vous ai choqué durant cette description de Buchenwald, j’en suis profondément désolé ».

 

La Bible de Darwin de James Rollins

la bible de Darwin

Breslau, août 1945. Dans les décombres du III e Reich, un physicien allemand détenteur de secrets SS, fuit l’avancée soviétique. De nos jours dans l’Himalaya. Au Népal, des moines bouddhistes ont été décimés par un mal inconnu. Sur place, Lisa Cummings, médecin, et Painter Crowe, agent de la Sigma Force, découvrent qu’ils semblent avoir sombré dans la folie et le cannibalisme. Au même moment, à Copenhague, l’exemplaire de la Bible ayant appartenu à Charles Darwin doit être mis aux enchères et déchaîne une lutte meurtrière pour sa possession. Quel secret recèlent ces pages soigneusement annotées? Plus de soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les monstres dont rêvait d’accoucher le III e Reich sont sur le point de voir le jour…

Le synopsis était alléchant, mais voilà, la vérité c’est qu’on te promet une histoire palpitante avec plein de crimes odieux et que finalement tu te retrouves dans un Dan Brown. Attention j’aime bien Dan Brown, c’est juste que là j’avais envie de quelque chose d’un peu moins policé. Ceci étant dit j’ai commencé le livre avant de lire Hippocrate aux enfers et l’ai trouvé nettement plus intéressant après, peut être que j’avais eu mon quota d’horreurs.

Donc nous suivons les agents spéciaux de la Sigma Force qui vont enquêter sur tout un tas d’événements étranges qui démarrent dans l’Himalaya et se poursuivent jusqu’en Afrique du Sud. Tous reliés à la Bible de Darwin et au expériences du IIIème Reich. C’est sympa et distrayant même si ce n’est pas exactement ce à quoi je m’attendais.

– Vous savez que mon père avait raison, dit-elle avec calme en jetant un coup d’œil aux caisses scellées avec un sang-froid surprenant. Je le vois sur votre visage. Ce que nous avons fait… nous avons été trop loin.

– De telles décisions ne nous appartiennent pas, répliqua Jakob.

– À qui reviennent-elles alors ? Le SS secoua la tête et se détourna. Il avait reçu ses ordres de Heinrich Himmler en personne. Ce n’était pas à lui de les remettre en question.

– Nous avons défié Dieu et la nature, murmura-t-elle.